université d'Alger2

مركز المساعدة النفسية الجامعي سامية بن ونيش، نموذج لنقل المعرفة النظرية والعيادية

  

Dalila Samai-Haddadi Responsable du CAPU de 1994 à 2020 

 

Professeur à l’Université d’Alger 2, détentrice d’un doctorat d’Etat en psychologie clinique, Dalila Samai-Haddadi est directrice du laboratoire de psychologie clinique et métrique (LAPCM) et Responsable du Centre d’Aide Psychologique Universitaire (CAPU) Samia Benouniche. Enseignante, chercheure, elle est aussi clinicienne. Ses travaux sur l’équilibre psychosomatique dans les dermatoses ont fait l’objet d’ouvrages et de publications dans des revues nationales et internationales. Le prix Mahfoud Boucebci lui a été décerné pour ce travail. La notion de mentalisation l’a amenée à établir des rapprochements entre ce qui se jouent dans les maladies somatiques et dans les traumatismes. La résilience constitue pour elle un concept limite entre le somatique et le mental et gagnerait à se préciser sur le plan de sa causalité, ce qui contribuerait, à l’instar des autres concepts à faire avancer les sciences humaines et sociales. Elle est membre fondateur de la Société Algérienne de Recherche en Psychologie (SARP) et de la Société Internationale du Rorschach en Système Intégré. Membre du Conseil Scientifique du 3ème Congrès mondial de la résilience et de beaucoup de congrès internationaux. Elle est experte à l’Agence Nationale de Recherche en Santé (ATRS) et experte à l’Agence thématique de Recherche en Sciences Sociales et Humaines (ATRSSH).
La Structure actuellement dénommée Centre d’Aide Psychologique Universitaire (CAPU) a été créé à l’origine sous le nom de Bureau d’Aide Psychologique aux Etudiants (BAPE), par décision rectorale sur proposition du Conseil Scientifique de l’Institut de Psychologie et des Sciences de l’Education de l’Université d’Alger, le 07.05.1990, dont la direction a été confiée à notre maître Samia Benouniche. Cependant, le BAPE a commencé à recevoir ses premiers patients en avril 1988. En effet, le registre ouvert à cet effet, mentionne cette date, ce qui lui donne, aujourd’hui un recul de 32 ans de fonctionnement. Cette capitalisation de l’expérience théorico-clinique est très précieuse puisqu’elle s’appuie sur une base de données réalisée grâce à la tenue rigoureuse du registre, des rapports d’activités annuels de chaque membre du CAPU et des rapports de stages. Les archives du CAPU sont soigneusement rangées et font régulièrement l’objet de bilans statistiques. Le Centre d’Aide Psychologique Universitaire (CAPU) Samia Benouniche de l’Université d’Alger a été créé pour honorer un double objectif : répondre aux demandes de soins de la communauté universitaire et offrir aux enseignants chercheurs du département de psychologie un lieu d’exercice clinique. Il est situé à l’intérieur du campus de l’Université d’Alger 2 dans le même bâtiment que le centre de santé.

 

Samia Benouniche, était la doyenne des psychologues cliniciens algériens et fondatrice du Département de Psychologie Clinique en 1971 et celui de clinique et d’Orthophonie en 1974

 

Elle est la principale instigatrice du premier statut des psychologues cliniciens et des orthophonistes de Santé Publique et de la Protection Sociale. Les bulletins de liaison du département de psychologie de l’Institut National de Santé publique (INSP) attestent des réunions qu’elle a présidées pour concrétiser cet objectif. Nous renvoyons nos lecteurs à l’article de Nadia Kacha (2012) sous le titre la psychologie clinique en Algérie, le nécessaire combat qui retrace le parcours des pionniers de la psychologie clinique en Algérie, à leur tête Samia Benouniche (https://www.cairn.info/revue-dialogue-2012-2-page-107.htm)
De 1990 à 1996, le BAPE a été dirigé par Samia Benouniche, suivant un règlement intérieur agréé par le conseil scientifique de l’Université d’Alger. Elle a initié toute une équipe à l’investigation psychologique et à la psychothérapie. De cette équipe, sont issus les fondateurs de deux sociétés savantes en psychologie : la SARP (Société Algérienne de Recherche en Psychologie) et l’APA (Association de Psychologie d’Alger). Les membres fondateurs sont : Samia Benouniche, Ait Sidhoum Khaled, Si Moussi Abderrahmane, Boukaf Zohra. D’autres collègues enseignants chercheurs de l’université d’Alger ont rejoint le BAPE puis le CAPU, après avoir honoré comme le stipule le Règlement Intérieur, un stage de 10 séances de réunions de synthèse couronnées par la réalisation d’un examen psychologique approfondi avec deux épreuves d’efficience et deux épreuves de personnalité sous la direction de deux parrains.
Après le départ à la retraite de Samia Benouniche et après avoir assuré l’intérim, Dalila Samai-Haddadi a été désignée par décision rectorale comme responsable du Centre d’Aide Psychologique Universitaire (CAPU) le 26.03.1996. Le BAPE a dû changer de nomination, car, d’abord le mot bureau ne trouvait pas de résonance dans l’organigramme de l’Université d’Alger, ensuite, pour élargir l’expérience clinique des psychothérapeutes, le CAPU recevait les travailleurs de l’université d’Alger, leurs enfants, leurs époux et épouses. C’est donc pour ces deux raisons que le nom de CAPU lui a été donné. Pour garder l’esprit de sa mission principale, le CAPU a été traduit en arabe par مركز المساعدة النفسية الجامعي et c’est donc le centre qui est universitaire et non l’aide.
Depuis cette date, Dalila Samai-Haddadi, en sus de ses activités pédagogiques, cliniques et de recherche a milité pour un statut de ce centre pour qu’il ait une reconnaissance d’utilité publique et n’a réussi à obtenir du département de psychologie que la rémunération, sous forme d’heures complémentaires. L’argument avancé pour cette rémunération et que c’est le département de psychologie qui profite des retombées pédagogiques de cette activité. En effet, comment peut-on enseigner l’entretien clinique, l’examen psychologique et la psychothérapie etc… sans les pratiquer quotidiennement.
Les locaux que l’Université d’Alger avait mis à la disposition du Centre, au début de son ouverture se composaient, au Rez-de-chaussée d’une salle de relaxation, d’une grande salle d’eau qui comportait plusieurs box et même une cabine de douche avec eau froide et chaude. Au premier étage, se trouvaient les bureaux de consultation et le secrétariat.
En 1998, après les vacances, nous fûmes surpris par les changements infligés au centre : la disparition de la salle de relaxation et la salle d’eau s’est transformée en une petite cabine, sans les commodités qu’offrait l’ancien Rez-de-chaussée.
Ce n’est qu’en août 2020, suite à la propagation du virus de la COVID, les sanitaires ont bénéficié d’un réaménagement qui assure la sécurité sanitaire des membres du Centre médical à l’intérieur duquel se trouve le CAPU.
Nous avons, par le biais de deux accords de coopération franco-algérienne, mis à la disposition de l’équipe du CAPU des épreuves psychométriques acquises gratuitement par l’appui logistique des programmes Tassili dont la valeur s’élève actuellement à quatre centaines de millions de centimes. Aussi, toujours dans le même cadre, nous avons créé un fond documentaire de plus de 300 titres, dont la valeur dépasse de loin celle des tests qui est exploité par le laboratoire de psychologie clinique et métrique (LAPCM), depuis sa création en 2012.
Actuellement, l’équipe ne se compose que d’enseignants-chercheurs, comme l’exige le règlement intérieur, dont 12 sont confirmés en tant que psychothérapeutes, notamment Dalila Haddadi. (Professeur), Belmihoub Keltoum (Professeur), Benkhlifa Mahmoud (Professeur), Samia Chouial (Professeur), Fatima Zinet (Maître de Conférence A), Bedad Nadia (Maître de Conférence A), Akila Saharaoui (Maître de Conférence A) Katiba Bouchicha (Maître de Conférence A), Soumeya Driouèche (Maître de Conférence A), Abla Zioui (Maître de Conférence A), Sabrina Gahar (Maître de Conférence A), Ait Habouche Saida (Maître de Conférence A), Bentounes Sadjia (Maître de Conférence A). La stagiaire actuelle, Maître de Conférence A, doit suivre 10 séances de réunions de synthèse au terme desquelles elle doit réaliser une investigation complète d’un patient avec une épreuve d’efficience, deux épreuves de personnalité et une épreuve graphique, reconnues mondialement pour leur efficacité dans le diagnostic et le pronostic. Ce travail est supervisé par ses deux parrains. Même si le candidat est de rang magistral, mais s’il ne justifie pas d’une pratique clinique soutenue, supervisée et inter-visée, il doit se conformer aux clauses du règlement intérieur qui exigent un stage bien structuré.
En effet, suivant le Règlement Intérieur, tout nouveau membre doit passer par une période de stage et doit comptabiliser 10 séances en tant qu’observateur. Lorsque les 10 séances sont assurées, sous l’encadrement de deux parrains, choisis parmi les membres titulaires de l’équipe, le stagiaire doit effectuer un examen psychologique approfondi avec deux épreuves de personnalité et une épreuve d’efficience. Lorsqu’il termine cet examen, il doit rédiger un compte rendu et en remettre une copie à chaque membre du CAPU. Les parrains et tous les membres du CAPU étudient le compte rendu et le stagiaire l’expose oralement. Après cet exposé, tous les membres examinent la qualité du travail et avec les parrains discutent de l’intégration du stagiaire ou de la prolongation de son stage.
Ces réunions de synthèse auxquelles assistent toute l’équipe et les stagiaires se déroulent, depuis 1988 jusqu’à ce jour, tous les 1ers et 3èmes mercredi du mois de 13h15 à 16h, dans un bureau réservé à la consultation mais que la secrétaire du CAPU aménage une fois tous les 15 jours pour les besoins des réunions de synthèse.
Etant la première à avoir investi la psychothérapie en milieu universitaire, l’Université d’Alger2 a donc la paternité d’un type de fonctionnement théorico-pratique de la prise en charge psychologique, du bilan à la rupture du contrat thérapeutique en passant par la psychothérapie. C’est en effet un label que l’Université d’Alger 2 doit protéger et défendre en tant que structure mère en vue de doter les prises en charges psychologiques d’un cadre qui répond aux exigences théoriques et pratiques de l’aide psychologique.
Nous profitons, aujourd’hui, de la généralisation des CAPU à toutes les universités disposant d’un département de psychologie, proposée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, le 3 mars 2019, pour donner un aperçu sur la genèse du CAPU Samia Benouniche, basé, depuis sa création jusqu’à ce jour, sur les recommandations internationales de la pratique des tests et des différentes indications psychothérapeutiques. A ce propos, tous les membres du groupe qui compose actuellement le CAPU Samia Benouniche, suivent ou ont suivi des supervisions en psychothérapie assurées par des sociétés savantes dûment reconnues à l’échelle internationale qu’organise la Société algérienne de Recherche en Psychologie (SARP) et le Centre de Recherche en Applications psychologiques (CREAPSY). Ces formations viennent appuyer le travail de supervision et d’intervision au sein du CAPU. Ce dernier, attache une importance capitale aux vignettes cliniques et à la lecture en groupe de textes émaillant les différentes avancées scientifiques dans le domaine du travail d’investigation et de psychothérapie et de leurs évaluations respectives.
L’hommage rendu à Samia Benouniche le 14 décembre 2016 après son décès survenu le 21 août 2016 retrace mon itinéraire en compagnie de Samia Benouniche qui montre l’entrelacement des aspects cliniques, pédagogiques et de recherches qu’elle n’a cessé de nous transmettre.
Ma première rencontre avec Samia Benouniche s’est faite au Caroubier dans le cadre de l’enseignement du DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies), en 1983 à l’Institut de Psychologie et des Sciences de l’Education. Elle assurait un séminaire sur la démarche clinique. Je vois arrivée, une jeune femme très élégante, au sourire permanent pour nous demander, avant d’entamer son séminaire : qu’entend-on par démarche clinique ? Elle consigne nos réponses puis les reprend formulées dans un langage rigoureux avec des concepts de méthodologie de la relation, en insistant sur le caractère partenarial de celle-ci. Il était donc, à partir de ce jour, important pour nous, ses étudiants, de s’écouter tout en écoutant les personnes avec qui nous entrons en relation clinique ou de recherche.
Après ma soutenance du DEA, je dépose ma candidature pour assurer des travaux dirigés au département de Psychologie Clinique et d’Orthophonie que Samia Benouniche dirigeait avec l’assistance de Medjiba Khalida et de Mahfoud Achaibou. Pendant toute cette période, le recrutement des étudiants de Psychologie clinique s’était effectué sur la base d’un entretien qui consistait à éliminer les candidats présentant un profil psychopathologique, même si par ailleurs les résultats scolaires étaient satisfaisants.
J’ai commencé à assurer des travaux dirigés en psychologie du développement et en psychopathologie, sous la direction de Djounaidi Khalifa et sous le contrôle de Mohamed Lahrèche. En discutant avec Samia Benouniche sur mon enseignement, elle m’a suggéré qu’en l’absence de stages pratiques en psychiatrie, il faut me disait-elle : peut-être envisager l’étude d’œuvres littéraires et artistiques à réaliser par les étudiants, sous ta direction. Ce fut une idée -comme on dit- qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. J’ai alors établi une liste des œuvres à lire par les étudiants qu’ils présentent sous forme d’exposés. Les séquestrés d’Altona, La nausée de Jean Paul Sartre, Dom Quichotte de Cervantès, l’Assommoir d’Emile Zola, Moha le fou, Moha le sage de Tahar Bendjelloun.
عقلاء المجانين للنيسابوري، اللص و الكلاب لنجيب محفوظ، امرأة عند نقطة السفر لنوال سعداوي entre autres œuvres que les étudiants voulaient bien étudier et dont le ou les personnages illustraient un profil psychopathologique. En lui présentant cette liste, Samia se proposa à assister à un TD en vue de s’assurer, en tant que chef de département de la pertinence de cette méthode inédite.
Ayant trouvé sa méthode très fructueuse pour la connaissance du fonctionnement psychique des auteurs et de leur héros, Samia Benouniche me suggère alors de l’appuyer d’éventuellement avec l’image et le son comme soutiens pédagogiques à cet enseignement des œuvres écrites. Elle prit contact avec le Centre culturel français et la projection de films a été programmée à la petite testothèque du Caroubier avec des moyens très rudimentaire (un projecteur 16mm). C’était Samia Benouniche qui était le référant tellement elle tenait à s’assurer de la qualité de l’enseignement. Nous discutions elle et moi avec les étudiants les films projetés. Il y avait un film sur la phobie d’impulsion et un autre sur la paraphrénie, dont je garde un souvenir encore très vivace et les étudiants, aussi, jusqu’à aujourd’hui.
Jeune assistance, et en l’absence d’un enseignant de rang magistral, maîtrisant la langue arabe pour assurer le module des troubles du développement sensori-moteur, Samia Benouniche, chef de département, me le confie. Face à mon refus catégorique de l’assurer, elle tente de décortiquer avec moi les raisons de mon refus. Voyant que c’est la peur de ne pas être à la hauteur qui me paralysait, elle me rassure. Sur les conseils de Samia Benouniche de trouver tout ce qu’il faut dans le traité de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de René Diatkine, Serge Lebovici et Michel Soulé, qui venait de paraître, et m’aidant du dictionnaire français-arabe المنهل paru en 1980, je me mis au travail.
Mon premier cours « magistral » s’était bien passé, parce que les étudiants étaient aussi satisfaits que moi de percevoir le lien qui unissait les troubles sensori-moteurs à distinguer des troubles psychomoteurs, tels que Samia Benouniche me l’avait bien précisé. En effet, elle me demandait expressément de faire attention à cette confusion. Ce premier cours, exposait le programme et il fallait trouver par quel bout le prendre pour retrouver le fil d’Ariane afin d’atteindre les objectifs de la première séance. En effet, quelle fut ma joie de découvrir dans ce traité conseillé par Samia Benouniche, trois types de génétique : génétique classique, biochimie moléculaire et cytogénétique. De ces trois spécialités de la génétique se dégagent les troubles liés à une étiologie génétique héréditaire, les troubles du métabolisme et les aberrations chromosomiques. Même si ces troubles occupent une partie faible du champ psychiatrique par rapport aux troubles évolutifs, ils donnent aux étudiants une culture médicale qui permet les orientations dans des services spécialités de la médecin, aimait me répéter Samia Benouniche.
Mon retour aujourd’hui, dans le cadre de cet hommage, au nouveau traité de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de 1997, montre une ligne éditoriale différente de celle de 1985 vu l’évolution des idées et des techniques d’exploration. Cependant, les troubles sensori-moteurs restent spécifiques, liés aux aspects somatiques et les troubles psychomoteurs (instabilité, inhibition psychomotrice, les tics, la débilité motrice de Dupré, les retards moteurs, la maladresse et la latéralité, les dyspraxies etc… sont d’étilogie psychologique. Les aspects liés à la culture sont développés, par exemple par Mahfoud Boucebci, ce qui appuie la thèse de Samia Benouniche, sur les spécificités culturels.
Samia Benouniche m’avait donc très bien accompagnée dans la réalisation de ce cours dont je garde, jusqu’à présent, le manuscrit. Cependant la préparation de ce cours ne me laissait pas le temps de travailler ma thèse de doctorat de troisième cycle.
C’est le Magister qui fut alors institué à la place du doctorat et je m’inscris avec Samia Benouniche et commence alors une période d’intenses échanges à travers lesquels j’apprends les subtilités du Rorschach : de la passation, de la cotation et de l’interprétation. Dans cet enseignement, Samia Benouniche ne privilégiait aucun courant et préférait présenter à l’étudiant toutes les écoles (Suisse, américaine et française). D’ailleurs, c’est Samia Benouniche qui me donne une copie du premier livre d’Exner : A Rorschach Workbook for the Comprehensive System, paru en 1976. Tout en suivant ces cours, je préparais mon Magister et je m’intègre en tant que stagiaire au BAPE (Bureau d’Aide Psychologique Universitaire), actuellement CAPU (Centre d’Aide Psychologique Universitaire) ; Samia Benouniche me l’avait fortement recommandé car comme elle le répétait souvent « comment peut-on enseigner la psychologie clinique sans le pratiquer ? »
Terminant mes dix séances de stage telles exigées dans le Règlement Intérieur, un de mes parrains, m’adresse un jeune homme de 22 ans que je vois pendant trois séances et dont je présente le travail fait avec lui dans la réunion de synthèse. A l’époque, le BAPE assurait des consultations avec les membres titulaires suivants : Samia Benouniche, Khaled Ait Sidhoum, Nourredine Khaled, Bouchafa Houria, Abderrahmane Simoussi, Souad Boudiaf, Fathia Choukri, Fatima Arar. Samia Benouniche et Khaled Ait Sidhoum étaient mes parrains. Samia Benouniche commenta ma présentation dans le groupe en me réservant en aparté : n’excite pas trop ton patient, Dalila , me dit-elle. C’est une remarque qui a grandement contribué dans la compréhension des phénomènes relationnels qui animent le suivi de mes patients, jusqu’à ce jour.
Il arrivait souvent à Samia Benouniche de me passer des ouvrages que je commentais avec elle, dans des discussions très serrées.
En préparant sa retraite Samia Benouniche avait toujours l’ambition de donner au BAPE une dimension pédagogique et de recherche en plus de sa mission curative, selon son expression.
Samia Benouniche était donc une école de la transmission du savoir, du savoir-faire et du savoir être.